Composer avec le sol du causse
Au lieu-dit Vallon de Bébinet, le sol de causse impose ses contraintes aux cultures. Pour créer des espaces de plantation, plusieurs bacs en bois ont été disposés de manière à former une grande spirale.
Leur remplissage s’inspire de la culture en lasagnes : des couches de branches, d’orties, de terre et de crottin composté constituent le support des cultures. Le jardin valorise ainsi des matières disponibles sur place, dont le crottin de Nanouk, l’âne de Sylvie.
Au centre de cet ensemble, une spirale en pierre accueille les plantes aromatiques. Elle forme un espace distinct au cœur du potager.
Un jardin construit à plusieurs
Les premiers chantiers participatifs ont commencé en mai 2025. Sylvie a conçu le jardin, co-animé les chantiers avec Mana, accompagné les plantations et assuré leur suivi. Les bénévoles ont contribué à transformer progressivement cet espace en lieu de culture.
Ces temps de travail sont aussi des occasions de transmettre : préparer un bac, comprendre le rôle des matières qui le composent, planter et apprendre à prendre soin des cultures au fil des saisons.
Plusieurs chantiers en 2025 ont été nécessaires pour monter une serre. Aujourd’hui utilisée pour les semis et les cultures sous abri, elle complète les possibilités offertes par les bacs extérieurs.
Des premières plantations aux repas partagés
Courgettes, tomates, aubergines, poivrons, fraises, pommes de terre et salades : les récoltes ont déjà trouvé leur place dans les repas des bénévoles.
L’autonomie alimentaire reste une direction de travail, à construire dans le temps. Le jardin permet d’en faire l’expérience à l’échelle du Vallon : cultiver une partie de ce qui y est consommé, observer ce qui pousse et adapter les pratiques aux réalités du lieu.
Maria Elena, Jérémy et Sylvie prennent aujourd’hui soin du potager. De nouvelles plantations de fruitiers sont en cours pour poursuivre le développement des espaces nourriciers.
Récupérer l’eau et préparer de nouveaux habitats
Au printemps 2026, deux mares ont été créées avec l’aide des bénévoles et d’une entreprise de terrassement. Alimentées par les eaux de pluie récupérées sur les toitures, elles servent déjà à l’arrosage du jardin.
Leur aménagement se poursuit : les plantations et l’organisation de leurs abords restent à réaliser pour favoriser l’accueil de la biodiversité. Elles ouvrent ainsi un nouveau chantier, à la rencontre des besoins du jardin et de l’attention portée aux autres êtres vivants du lieu.
Merci à celles et ceux qui font vivre le jardin
Un grand merci à Sylvie Delmas, pour la conception du jardin, la transmission de ses savoirs et son engagement dans la durée. Merci également aux bénévoles qui ont participé aux chantiers, ainsi qu’à Maria Elena et Jérémy , qui résident désormais sur place, pour le soin apporté au quotidien.
Des bacs aux premières récoltes, de la serre aux mares, ces réalisations donnent corps au projet du Vallon de Bébinet : un lieu pour expérimenter, apprendre ensemble et développer des manières d’habiter et de cultiver attentives au vivant.